S’aligner

Rencontre avec Adeline, soignante hors du commun.

Je vous ai déjà parlé d’Adeline.À la clinique, c’était ma diététicienne.

« Toc toc toc je la revois la première fois à la porte de ma chambre
Petite personne pleine d’entrain de joie de vivre aux cheveux blond platine 
J’aime bien son style
Elle est si jeune, mon âge sûrement
mais quel aplomb quelle assurance, j’ai envie de lui faire confiance.
À partir de maintenant je la suis je fais tout ce qu’elle dit.« 

Sans confiance il n’y a pas de relation thérapeutique. 
Elle réussit à faire ça, Adeline, elle t’entraîne avec elle, et la confiance mutuelle te renforce progressivement.
Après ma sortie, elle a continué à me suivre environ deux ans, jusqu’à ce que je me sente prête à la quitter.
Je ne l’avais pas vue depuis plusieurs années mais jamais oublié. 
Ses phrases me reviennent souvent un peu comme des mantras
« le corps sait », « si le corps en a envie c’est qu’il en a besoin ». C’est rassurant.
Adeline a une manière bien à elle de pratiquer son métier, “pas très conventionnelle” comme elle le dit. Au coeur de son travail : permettre aux patient·es de se réaligner avec leurs enviesapprendre à écouter le corps et lui faire confiance, et retrouver ainsi des repas apaisés, sans culpabilité.
Elle m’a tellement aidée, j’avais vraiment envie de vous la présenter.
On s’est retrouvées au Père Tranquille, c’était doux et joyeux comme toujours avec Adeline. 
J’ai pu encore la remercier, et pour l’occasion on a même commencé à se tutoyer.

Andrea : – Bonjour ma chère Adeline,
Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter, comme tu le souhaites ?

Adeline : – Bonjour Andrea, alors j’ai 36 ans, je suis née dans la banlieue sud de Paris, dans une famille unie. J’étais une enfant sensible, ce qui n’était pas toujours facile. Même si j’étais très joueuse et joyeuse, il m’arrivait souvent de me mettre à pleurer sans pouvoir l’expliquer. J’ai compris plus tard que c’était de l’hypersensibilité.
C’est au lycée que j’ai réalisé que je voulais devenir diététicienne. Un peu par hasard, en tombant sur un flyer sur les métiers de la santé qui traînait dans ma chambre, que je n’avais jamais lu, que j’avais dû récupérer dans un salon étudiant. En découvrant le paragraphe sur le métier de diététicien.ne, j’ai flashé. Pouvoir prévenir, soigner, guérir par l’alimentation, l’un des moyens les plus naturels sur cette Terre, ça m’a tout de suite parlé. 
Petite je voulais devenir médecin, ce qui était aussi un peu le désir de mon père. Quand j’ai découvert la diététique, je n’ai plus jamais lâché ! Bon j’ai tout de même fait une année de médecine pour tester, ce qui m’a bien aidée en diététique.
J’ai fait un BTS, j’ai adoré, même si c’est à ce moment-là que j’ai développé mes premiers troubles alimentaires. On en reparlera peut-être.
À la fin de mes études, je me suis lancée en libéral mais aussi à l’hôpital, dans un service de troubles du comportement alimentaire justement.

Andrea : – On s’est connues dans une clinique psy, est- ce que tu y travailles encore ?

Adeline : – Non. Je n’y travaille plus depuis 2020. Maintenant je suis uniquement en libéral. Je suis partie au moment du premier confinement.

Andrea : – Pourquoi tu es partie ?

Adeline : – Je suis partie, je pense, parce que je n’étais pas tout à fait libre de pratiquer la diététique comme je l’entendais. C’est une clinique avec un service de TCA bien rôdé, bien construit. Et ma façon toute particulière de voir la diététique et d’aider les patien·tes n’était pas toujours bien accueillie/comprise par l’équipe soignante. C’était assez facile de me défendre car ça fonctionnait, j’avais les preuves, mais il fallait toujours tout expliquer aux médecins. 
Puis la direction a changé, c’est devenu les chiffres avant tout, le rendement. Ça n’a plus été possible pour moi de travailler dans ces conditions.

Andrea : – J’imagine bien. Pour revenir sur ce que tu appelles une façon toute particulière de voir la diététique, est-ce que tu peux nous en dire plus ? C’est quoi ta manière de travailler ? En quoi consiste ton travail de diététicienne ?

Adeline : – À la base, mon travail consiste à utiliser l’alimentation, c’est-à-dire la nourriture et l’hydratation, pour subvenir aux besoins physiologiques de chacun•e. Mon métier tel que je l’ai appris, c’est d’aider des personnes malades (pathologies ou troubles du comportement alimentaire), à trouver l’alimentation qui permettra à leur corps de se réparer, de se réguler. J’ai été formée à la diététique « classique » : en fonction de la pathologie du/de la patient·e et de ses demandes, on adapte l’alimentation à ce qui semble être le mieux pour sa physiologie, son physique et son psychisme selon les connaissances acquises à l’école.
Ma manière à moi de travailler aujourd’hui est bien différente. Quand je suis sortie de l’école, j’ai dû travailler quatre mois comme ça, et je me suis très vite rendu compte que même si l’on souffre d’un diabète, d’une insuffisance rénale, de n’importe quelle maladie (ou d’aucune), quand on vous impose un régime, vous ne le tenez pas !
Le régime alimentaire prescrit par un.e diététicien.ne correspond rarement à ce que le.a patient.e aime, même si il/elle y met de la bonne volonté. Nos envies changent à chaque moment, tenir le même régime alimentaire tous les jours, c’est insensé.
Je me suis donc lancée, même si c’était risqué, je me suis décidée à pratiquer la diététique autrement, revenir à plus simple, plus naturel finalement.
C’est comme ça que j’ai commencé à m’intéresser aux signaux du corps, ses messages, et à l’intuition.
Aujourd’hui, quand un·e patient·e vient me voir, peu importe ce qu’il/elle a, je travaille à le/la rapprocher de ses envies alimentaires. S’il/elle me dit qu’il/elle n’ose pas se resservir, qu’il/elle se contrôle par peur de mal faire pour sa santé ou pour son poids par exemple, même combat : mon travail sera de l’aider à se réaligner avec ses envies de départ. 
Avec le temps, il/elle va manger comme il/elle veut, se réguler et retrouver des repas « normaux », agréables et sans culpabilité. Ça marche avec tout le monde.

Andrea : – Oui, tu vois c’est ce qui a tout changé pour moi. je confirme que tu m’as bien transmis tout ça ! 
Toi, quand tu as compris que ce qu’on t’avait appris à l’école ne te convenait pas totalement, est-ce que tu as eu des ressources vers lesquelles te tourner pour faire évoluer ta pratique ?

Adeline : – Je n’ai jamais oublié ma propre expérience. Avant de commencer à travailler, je sortais de mes troubles alimentaires. On peut dire que j’ai d’abord expérimenté sur moi avant de constater qu’on pouvait s’auto-réguler et s’auto-réparer. Évidemment, c’est différent quand on parle de pathologies comme une insuffisance rénale, ça peut paraître dangereux d’apprendre à un·e patient·e à se réaligner, il faut être vigilant, y aller en douceur, mais ça marche pareil.
À l’époque, je n’avais rien pour me former, je n’avais que mon intuition pour me dire de « faire autrement » et me guider. Plus tard cependant, j’ai entendu parler de l’alimentation intuitive
Ce n’est pas exactement ce que je fais mais ça s’en rapproche parce que c’est déjà plus naturel. L’alimentation intuitive se concentre principalement sur les signaux du corps de la faim et du rassasiement
Moi je demande aux patient•es d’être à l’écoute de leurs envies et non de leur faim car je pense que la faim est un signal d’urgence (survie) et doit être évitée au maximum.

Andrea : – Depuis que je te connais, j’ai rayé le mot régime de mon vocabulaire. Bon j’évite au max le sujet de l’alimentation (pas évident puisque tout le monde a toujours un avis à donner sur ce qu’il y a dans ton assiette, ce qui est pénible) mais clairement quand les gens parlent de régime, ça me rend un peu dingue parce que grâce à toi j’ai bien compris que se frustrer c’est totalement contre-productif. On est d’accord ?
Tu peux me réexpliquer ce que tu penses du concept de régime 

Adeline : – Alors oui, je suis d’accord, mais je vais nuancer un peu.
Je suis quelqu’un qui apprend aux gens à s’aligner avec leurs envies : quelque chose de très spontané et d’intuitif qu’on n’explique pas forcément. 
En effet, on peut se lever un matin, avoir envie d’un pain au chocolat, le lendemain, envie de rien du tout et le surlendemain de carottes râpées. C’est OK d’avoir des envies différentes car c’est comme ça que le corps est fait, il réclame selon ses besoins du moment, mais ce n’est pas comme ça qu’on nous l’apprend malheureusement. 
Je suis donc tout à fait d’accord avec l’idée d’éviter les régimes qui nous dictent comment manger (et décident ainsi à la place de notre corps ce qui est le mieux pour nous), mais je ne conseille pas tant de ne pas en faire que de ne surtout pas rester dans un régime qui ne nous convient plus. Ok pour prendre le régime comme une expérience ! Tu peux très bien essayer le jeûne intermittent, c’est très à la mode, et tu peux avoir envie de voir ce que ça donne…
Et puis tu vois que le premier jour ça marche, tu te sens bien, le 10ème jour ça marche toujours, et le 15ème jour, ça y est tu n’en peux plus. Tu n’as qu’une envie c’est de manger à midi, alors que tu n’as pas encore jeûné tes 16 heures de la journée. Eh bien c’est là que je dis aux patient·es que c’est le moment d’arrêter, l’expérience du jeûne intermittent est terminée. 
Vous pourrez toujours y retourner plus tard si la curiosité réapparaît , mais si quelque chose de naturel (comme une envie, un craquage, une compulsion) vient contrecarrer le régime dans lequel vous êtes, c’est qu’il n’est plus fait pour vous.

Andrea : – Ah oui, c’est intéressant comme manière de voir les choses. 
Tu as évoqué tes propres troubles du comportement alimentaire, est-ce que c’est ça qui t’a donné envie de te spécialiser dans le domaine ?

Adeline : – Oui, évidemment, c’est la première chose. J’ai été concernée, alors même que j’étais étudiante en diététique. Je comprenais les patient·es TCA, même si on est tous·tes différent·es. 
Puis on m’a proposé un poste à Paul Brousse en service de TCA alors que je n’étais pas encore expérimentée, ça a été une super opportunité, et ça ne m’a pas fait peur. J’étais mieux dans ma vie, dans mon alimentation, je pouvais donc dire en toute confiance aux patient·es que c’était possible d’en sortir. Ce qui est je crois la chose la plus motivante que je leur disais.

Andrea : – Tu crois que les soignant·es sont souvent concerné·es, d’une manière ou d’une autre, par leur spécialité, le domaine dans lequel ils travaillent ?

Adeline : – C’est dur de généraliser ! Je pense que beaucoup sont concernés, mais pas tous. Je pense même que ça se sent. Quand on se sent vraiment compris face à quelqu’un, serein, qu’on se sent accueilli. 
Alors qu’on sentira parfois plus de distance, voire de froideur, de la part d’un·e soignant·e qui est plus loin des troubles. Je dis ça et en même temps, cette froideur peut aussi être liée au fait que le/la médecin est trop concerné·e, que c’est trop proche, trop dur pour lui/elle, qu’il/elle est trop touché·e par ce que vit son/sa patient·e.

Andrea : – Oui, c’est le grand mystère de la vie privée des soignant·es finalement ! 
Qu’est-ce que tu as pensé de moi la première fois que tu m’as vue ?

Adeline : – Aha ! Je me suis dit oh elle est grande ! Je crois même que du coup je t’avais dit bah moi je suis toute petite ! 
Je me souviens de toi, très grande, avec un regard assez troublant. Je me souviens que je me suis sentie troublée parce que tu me lâchais pas vraiment des yeux. Dans tes yeux il y avait à la fois ce truc méfiant, du genre « t’es qui toi tu rentres dans ma chambre je te connais pas », et à la fois assez vite, ton regard s’est attendri. Tu as été beaucoup plus accessible. 
À partir du moment où on a commencé à parler, où je t’ai posé des questions, je sais qu’à ce moment-là c’était beaucoup plus doux, plus tranquille. Mais je me souviens quand même que cette première fois était un peu difficile pour moi, parce que tu t’ouvrais pas, je sentais comme une peur, une résistance à l’idée que quelqu’un puisse changer ton alimentation, alors que t’étais là pour ça et que tu étais consciente d’être malade.
C’était comme si ton cœur disait oui je veux vous parler, oui je veux que vous m’aidiez, mais que la peur prenait encore le dessus. Tu voulais pas tout de suite donner toute ta confiance.
Je dirais donc une première fois troublante mais tendre.

Andrea : – Je vois très bien, et j’imagine que tu es habituée à cette résistance. D’ailleurs c’est quoi le plus dur dans ton travail ? 

Adeline : – Je pense que le plus dur c’est d’accepter de ne pas être une sauveuse. De réussir à m’arrêter quand ça devient trop énergivore pour moi d’aider la personne, que ce soit au niveau du temps que je lui accorde ou de tout ce que je peux lui dire. Trouver la limite et la poser. Accepter que je ne suis pas une sauveuse, mais seulement une aidante.
Aujourd’hui avec l’expérience c’est devenu plus facile heureusement.
Sinon de sentir les attentes de certain·es patient·es insistant·es qui pressent le pas. Les phrases du type, « mais je n’ai toujours pas maigri », « je me sens toujours coupable quand je mange alors que ça fait quatre mois que je vous vois ». Comme si j’avais une baguette magique. Le/la patient·e n’est pas toujours prêt·e à entendre/comprendre qu’il s’agit d’une histoire personnelle et unique avant tout, et que cette histoire, la sienne, a besoin de temps pour évoluer, comme le temps qu’il/elle a mis à la construire.

Andrea : – J’ai une dernière question ma chère Adeline. Qu’est-ce que tu penses de cette phrase souvent entendue : “on ne guérit jamais de l’anorexie” ?

Adeline : – Je ne crois pas à cette phrase. Non seulement je suis sûre d’avoir guéri, et si je peux le dire c’est parce que j’ai pris le temps, je me suis souvent posée la question, testée, je me suis observée dans mes comportements, dans mes réactions et j’ai beaucoup exploré ce qu’il me restait d’angoisse autour de l’alimentation. 
Aujourd’hui je vais plutôt parler de réminiscences : des mémoires qui remontent, comme des phrases du type, tu as peut-être un peu trop mangé, mais qui n’ont plus d’influence sur mon comportement alimentaire (c’est-à-dire qui ne m’empêchent plus de manger tout ce que je veux, quand je veux, comme je veux).

Je sais qu’on en guérit complètement. 
Et ça fait plus de 14 ans maintenant que je vois des patient·es guérir !

Andrea : – Oui, des réminiscences, c’est exactement ça. Est-ce que tu as quelque chose à ajouter, quelque chose dont on aurait pas encore parlé ?

Adeline : – Peut-être ajouter que même s’il y a du mieux, on a encore du mal aujourd’hui à faire confiance à son corps. Notre corps est maître : s’il a faim et qu’on ne lui donne pas à manger, il y aura des conséquences. Par exemple, on ne va pas dormir de la nuit, on va se sentir très angoissé·e sans l’expliquer et fumer pour déstresser (état de survie provoqué par la faim en l’occurrence), et qui plus est, quand le corps réclame quelque chose, on voit bien que si on ne lui donne pas, il le récupérera d’une manière ou d’une autre (voir les craquages dans un régime). 
Beaucoup de patient·es anorexiques guéri•es sont passé·es par une période plus compulsive, où ils/elles ont mangé de manière plus incontrôlée. Le corps récupère son dû en quelque sorte.
J’explique aux patient·es qu’il existe 4 grands signaux du besoin alimentaire que je voudrais partager avec vous avant de nous quitter, si ça peut aider 😉
1- l’envie alimentaire. 
Si l’envie n’est pas comblée,
2 – la faim arrive. Le corps réagit physiquement (le ventre gargouille, ça tire, on se déconcentre… le corps est de plus en plus carencé). Si on ne l’écoute pas,
3 – c’est l’hypoglycémie. Le corps stoppe certaines fonctions physiologiques et physiques parce qu’il manque de trop, cela lui permet d’économiser de l’énergie,
4 – enfin vient l’obsession alimentaire. Une personne obsédée par l’alimentation est toujours une personne carencée. Le corps oblige l’individu à penser « nourriture » pour « passer à l’acte ». Ce signal s’installe avec le temps et ne disparaît qu’en remangeant -vraiment-.

Notre corps, c’est notre partenaire, notre coéquipier, il sait exactement ce dont il a besoin, et si on ne prend pas soin de notre corps, si on ne l’écoute pas, notre psyché sera impactée (cela peut vite expliquer beaucoup de choses !).
Le corps sait, donc s’il a envie d’un McDo, c’est un McDo qu’il lui faut. Ce n’est pas mauvais pour lui. En revanche, ce qui est mauvais, c’est de le forcer à manger un McDo pour faire plaisir à quelqu’un alors qu’on n’en a pas envie. Se forcer (tout comme s’empêcher) n’est plus respecter son corps.

Une envie est toujours justifiée, elle est toujours bonne. Mais ce n’est pas toujours facile d’en être convaincu·e dans notre société actuelle.

Le plus difficile c’est ça, c’est de s’aligner. Et c’est parce que j’en suis consciente pour avoir été touchée, que j’en ai fait un métier pour aider les autres.

Andrea : – Mais oui, tellement. Allez go McDo avec les kids yolo !
Merci pour tout ma très chère Adeline.


On va s’arrêter là pour aujourd’hui,
On se revoit dans deux semaines ?

Andrea

PS : Si vous voulez le contact d’Adeline, écrivez-moi.

Psychologie de comptoir

(*Je ne suis pas psy ! Si ces sujets vous intéressent, je vous invite à creuser.)

1– Diététicien·ne ou nutritionniste ?

J’ai demandé à Adeline de m’expliquer la différence entre diététicien·ne et nutritionniste, et j’ai enfin compris.

Adeline : – Alors, diététicien·ne, il faut savoir que c’est un diplôme qui est reconnu, un diplôme d’État. Tu as deux à trois ans d’études et tu deviens technicien·ne de l’alimentation. Un·e diététicien·ne sera toujours nutritionniste puisque nutritionniste veut dire “expert·e en nutrition”.
En revanche, un·e médecin généraliste qui inscrit nutritionniste sur sa carte, ce n’est pas une spécialité comme gynéco ou psy, ça veut simplement dire qu’il/elle s’est formé·e à la nutrition. Un·e médecin qui s’est formé·e à la nutrition, se forme toujours moins qu’un·e diététicien·e.

2- L’alimentation intuitive ou “manger selon son intuition”

C’est en 1995 que deux nutritionnistes américaines, Evelyn Tribole et Elyse Resch, publient Intuitive Eating : A Revolutionnary Programm That Works. Si ça fonctionne, alors !
Le but de l’alimentation intuitive, une “philosophie” alimentaire basée sur le lien entre le corps et l’esprit, est de retrouver un rapport apaisé à la nourriture, sur le long terme. On aime.
Le premier principe : arrêter les régimes. Comme l’explique Adeline, les régimes que l’on s’impose créent de la frustration, du manque, et de la culpabilité face à des aliments que l’on considère “interdits” (et donc d’autant plus attirants).
L’alimentation intuitive se concentre donc sur l’écoute du corps et de ses envies. Il s’agit d’apprendre à écouter sa faim, mais aussi la sensation de satiété.
C’est intéressant, et comme tout, ça conviendra à certain·es et pas aux autres.
Psychologies est toujours là pour nous en dire un peu plus.


Je la revois la première fois à la porte de ma chambre.

MacBio évidemment

Laisser un commentaire

Comments (

0

)